Un défibrillateur cardiaque, également appelé stimulateur cardiaque, est un petit appareil électronique qui est implanté sous la peau au niveau de la poitrine. Son rôle principal est de réguler le rythme cardiaque lorsque celui-ci présente des anomalies, par exemple s’il bat trop lentement ou de manière irrégulière. Cet appareil se compose d’un générateur d’impulsions (qui contient la pile et l’ensemble des composants électroniques) et d’électrodes qui sont acheminées directement vers le cœur par les veines. Lorsque le stimulateur cardiaque détecte que le cœur commence à présenter des dysfonctionnements, il lui envoie un signal électrique pour qu’il se ressaisisse et recommence à battre de manière rythmée. Un tel stimulateur cardiaque est nécessaire aux personnes souffrant de maladies telles que :
- la maladie du nœud sinusal,
- les blocs auriculo-ventriculaires,
- certains cas de fibrillation auriculaire,
- la bradycardie, c’est-à-dire un rythme cardiaque trop lent.
Il existe différents types de stimulateurs cardiaques : ceux qui agissent à un, deux, voire trois endroits du cœur, les stimulateurs « antiarythmiques » qui aident à traiter les troubles du rythme cardiaque, ainsi que ceux qui s’adaptent à votre effort physique. Sans oublier les tout derniers modèles, sans électrodes. Il convient de rappeler que les premiers pas dans ce domaine ont été franchis par John Hopps, qui a mis au point le premier stimulateur cardiaque externe, et par Earl Bakken, à l’origine du premier modèle portable.
Le stimulateur cardiaque et l’espérance de vie : prolonge-t-il vraiment la vie ?
À vrai dire, un stimulateur cardiaque ne raccourcit généralement pas la durée de vie. Au contraire, il la prolonge très souvent ! Il sauve les patients d’un arrêt cardiaque soudain et des problèmes graves pouvant résulter d’un rythme cardiaque irrégulier. Ce dispositif agit en stabilisant le rythme cardiaque, ce qui permet à l’organisme tout entier de mieux fonctionner. Des études ont montré que les patients porteurs d’un stimulateur cardiaque vivent vraiment longtemps. Par exemple, l’analyse des données de plus de 10 000 personnes a révélé que le taux de survie à cinq ans était d’environ 88,6 %, et à dix ans, de 75,9 %. L’âge moyen auquel les patients de ce groupe décédaient s’élevait à pas moins de 83 ans. La pile du stimulateur cardiaque a généralement une durée de vie de 5 à 15 ans, après quoi elle doit être remplacée. Cela permet à l’appareil de fonctionner pendant très longtemps, contribuant ainsi à maintenir la vie. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’un stimulateur cardiaque est une aide, et non un remède contre les maladies cardiaques, telles que l’insuffisance cardiaque, qui, en elles-mêmes, influent sur le pronostic global.
Risque de décès avec un stimulateur cardiaque : complications post-implantation
Bien que le stimulateur cardiaque améliore généralement de manière significative la qualité et la durée de vie, il comporte néanmoins certains risques de complications. Celles-ci peuvent être classées en deux catégories : celles qui surviennent immédiatement après l’intervention d’implantation et celles qui apparaissent plus tard.
Les complications précoces, c’est-à-dire celles survenant immédiatement après l’intervention, comprennent par exemple :
- des infections au niveau du site d’implantation,
- des réactions allergiques à l’anesthésie,
- des ecchymoses ou des œdèmes,
- rarement, mais tout de même, des lésions des vaisseaux sanguins, des nerfs, voire une perforation du myocarde.
D’autres problèmes peuvent également survenir pendant l’intervention elle-même, tels qu’un pneumothorax ou une hémorragie. Les complications tardives, qui peuvent apparaître après plusieurs m
