Échelle de la douleur : comment évaluer l’intensité de la douleur ? Guide à l’intention des patients

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Tu sais, la douleur est quelque chose de très personnel pour chacun d’entre nous. Ce n’est pas seulement un signal envoyé par le corps pour indiquer que quelque chose ne va pas, mais aussi tout un ensemble d’émotions, de pensées et d’expériences. C’est précisément pour cette raison que les médecins et les thérapeutes utilisent des outils spécifiques pour mesurer d’une manière ou d’une autre cette douleur subjective. On les appelle des échelles de douleur. Elles permettent au patient de décrire sa souffrance d’une manière compréhensible pour le personnel médical, ce qui est absolument essentiel pour établir un bon diagnostic et choisir le traitement adapté. N’oubliez pas que la douleur n’est pas seulement une question de « physique » : elle concerne aussi le psychisme, nos émotions et notre façon de fonctionner au sein de la société. La nociception, c’est-à-dire ce mécanisme par lequel notre corps perçoit les signaux de douleur, n’est qu’une pièce du puzzle. Le reste vient de notre esprit. Les échelles de douleur nous aident à évaluer l’intensité de la douleur, à déterminer si le traitement est efficace et aident les médecins à comprendre ce qui se passe. Dans la suite de cet article, nous allons nous pencher sur les plus courantes d’entre elles : l’échelle EVA et l’échelle NRS.

Qu’est-ce qu’une échelle de douleur exactement, et pourquoi est-ce si important ?

Une échelle de douleur est en fait un moyen standardisé qui vous permet d’exprimer l’intensité de votre douleur. Grâce à cela, le médecin ou l’infirmière peut se faire une idée et évaluer objectivement ce qui reste, pour eux, une expérience subjective. Tu sais, la douleur est souvent qualifiée de « cinquième signe vital », au même titre que le pouls, la tension artérielle, la température et la fréquence respiratoire. Et surtout, l’évaluation de la douleur fait partie de tes droits en tant que patient. Ce que tu ressens et ce que tu dis à propos de ta douleur constituent en réalité la « référence absolue » pour son diagnostic et son traitement. C’est ce qui se passe au quotidien dans la pratique clinique. Nous devons également savoir distinguer la douleur aiguë de la douleur chronique, et les échelles nous aident à le faire et à suivre l’évolution de votre état au cours du traitement. Lorsque le médecin sait précisément à quel point vous souffrez, il peut prendre des décisions plus éclairées : augmenter la posologie d’un médicament ou essayer une autre méthode de traitement.

Principaux types d’échelles d’évaluation de la douleur

L’échelle visuelle analogique (EVA)

Imaginez une ligne droite, comme celle d’une règle, horizontale ou verticale. Elle mesure généralement 10 centimètres. À une extrémité (marquée 0), il est indiqué que vous ne ressentez aucune douleur, et à l’autre (10 cm), que la douleur est aussi intense qu’on puisse l’imaginer. Votre tâche consiste à indiquer sur cette ligne le point qui correspond le mieux à l’intensité de la douleur que vous ressentez à ce moment-là. On considère généralement que les scores de 1 à 3 correspondent à une douleur légère, ceux de 4 à 6 ou 7 à une douleur modérée, et ceux de 7/8 à 10 à une douleur forte, parfois même insupportable. L’échelle EVA est simple, les gens l’utilisent volontiers et elle est généralement considérée comme fiable, notamment lorsqu’on souhaite vérifier si un traitement est efficace. Le problème se pose lorsqu’il faut avoir sous la main une feuille et de quoi écrire, ainsi que chez les personnes ayant des troubles de la vue ou celles qui ont du mal à indiquer précisément un point.

L’échelle numérique (NRS)

Voici une version destinée à ceux qui aiment les chiffres. L’échelle