Faible saturation en oxygène chez l’enfant : quelles en sont les causes, comment la détecter et que faire ?

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Lorsque l’on parle de faible saturation en oxygène chez un enfant en bas âge, on fait référence à une situation dans laquelle son sang ne contient pas suffisamment d’oxygène. Il s’agit d’un signal d’alarme pouvant indiquer de graves problèmes de santé ; c’est pourquoi il faut réagir rapidement. La meilleure façon de vérifier la quantité d’oxygène présente dans le sang est l’oxymétrie de pouls. Il s’agit d’un examen très simple qui, à l’aide d’un capteur spécial placé sur un doigt ou un orteil, nous indique la valeur de la SpO2.

Chez les enfants en bonne santé, ainsi que chez les nourrissons un peu plus âgés, les résultats idéaux se situent entre 95 et 100 %. La situation est un peu différente chez les nouveau-nés et les prématurés : chez eux, des valeurs comprises entre 90 et 97 % sont acceptables, en particulier pendant les deux premiers jours de vie ou lorsqu’ils ont besoin d’un apport supplémentaire en oxygène. N’oubliez pas que l’altitude par rapport au niveau de la mer peut également fausser ces mesures !

Quelles sont les causes d’une faible saturation chez l’enfant ?

Le plus souvent, les problèmes pulmonaires ou cardiaques en sont la cause. On observe fréquemment ce phénomène lors d’infections aiguës des voies respiratoires, telles que la pneumonie ou la bronchiolite. Lorsque les poumons ne parviennent pas à assurer correctement les échanges gazeux, il y a un manque d’oxygène. Il en va de même pour l’asthme : le rétrécissement des voies respiratoires entrave une oxygénation efficace. Mais ce n’est pas tout. Parfois, d’autres pathologies pulmonaires en sont la cause, comme l’atrophie pulmonaire (affaissement d’un poumon), l’œdème pulmonaire ou l’emphysème (présence d’air dans la cavité pleurale).

Les troubles circulatoires graves, en particulier les malformations cardiaques congénitales, ont également des répercussions. Le sang ne circule alors pas comme il le devrait, et l’oxygène n’atteint pas les organes qui en ont besoin.

L’anémie, c’est-à-dire le manque de globules rouges, signifie que le sang n’est pas en mesure de transporter une quantité suffisante d’oxygène. Parfois, des infections systémiques, comme la septicémie, ou de graves infections virales, par exemple la grippe, peuvent épuiser l’organisme au point de provoquer une insuffisance respiratoire. Chez les nouveau-nés, la cause peut être un syndrome de détresse respiratoire, une asphyxie périnatale ou simplement l’immaturité pulmonaire chez les prématurés.

Plus rarement, la cause peut être un séjour en haute altitude, où l’air est plus rare, une apnée du sommeil ou un syndrome d’hypoventilation congénital. Les mécanismes à l’origine de cette faible saturation sont variés :

  • des problèmes respiratoires (ventilation),
  • des troubles des échanges gazeux dans les poumons,
  • une diffusion des gaz perturbée,
  • une pression d’oxygène ambiante trop faible,
  • ce qu’on appelle une « fuite sanguine » (lorsque le sang contourne les poumons).

Comment savoir si la saturation en oxygène de l’enfant présente un problème ?

Lorsque l’on observe un tout-petit, il faut être attentif à certains signes. Le plus flagrant est le changement de couleur de la peau : la cyanose. La peau, les lèvres et parfois même les ongles prennent une teinte bleuâtre ou grisâtre. Parfois, la peau est simplement pâle.

Un enfant présentant une faible saturation aura des difficultés respiratoires manifestes :

  • il étouffe,
  • il respire rapidement,
  • ses ailes nasales bougent,
  • on voit qu’il utilise des muscles supplémentaires pour respirer (le cou, les côtes et le ventre se rétractent lors de l’inspiration).

Ces rétractions intercostal