Saignements vaginaux : de quoi s’agit-il ? Causes, symptômes et comment y faire face

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Il arrive parfois que quelque chose se passe dans notre corps et qu’il faille en trouver l’explication. L’un de ces signaux, auquel il faut toujours prêter attention, est le saignement vaginal. Il peut s’agir d’un phénomène tout à fait naturel, comme les règles, mais cela peut aussi être le signe que quelque chose ne va pas et qu’il faut consulter un médecin. Je voudrais aujourd’hui t’expliquer en quoi consiste exactement ce saignement, d’où il provient, comment le reconnaître et ce que tu peux faire lorsqu’il survient.

Qu’est-ce que les saignements vaginaux ? Quand faut-il s’en inquiéter ?

Les règles physiologiques – c’est-à-dire comment cela devrait se passer

Des règles normales constituent notre rythme féminin : elles surviennent tous les 21 à 35 jours environ et durent généralement de 3 à 7 jours. Pendant cette période, nous perdons en moyenne entre 30 et 80 ml de sang. Tout cela fait partie du cycle hormonal naturel qui prépare notre corps à une éventuelle grossesse et, si celle-ci n’a pas lieu, la muqueuse utérine se détache. Il s’agit d’un processus complexe, mais extrêmement important, qui régule tout, de la phase folliculaire à la phase lutéale en passant par l’ovulation.

Quand les saignements sont-ils anormaux ?

En effet, tous les saignements ne correspondent pas à ce à quoi on s’attend. Parfois, le signe indiquant qu’il se passe quelque chose est plus évident. Voici les types de saignements qui devraient nous alerter :

  • Ménorragie : il s’agit tout simplement de règles trop abondantes ou qui durent trop longtemps – plus de 7 jours, avec une perte de sang supérieure à 80 ml. Elles sont généralement régulières, mais trop abondantes.
  • Ménométrorragie : on est ici en présence d’une combinaison de deux problèmes : des saignements irréguliers (en dehors du cycle) qui sont en outre très abondants et prolongés. Il est alors difficile de prévoir quand ils vont survenir.
  • Autres signes : Parfois, les saignements sont très légers et ne durent qu’un jour ou deux, ou au contraire, abondants mais courts. À cela s’ajoutent des saignements intermenstruels, qui peuvent également être inquiétants. Il convient tout particulièrement de prêter attention aux saignements de contact, c’est-à-dire ceux qui surviennent pendant ou juste après un rapport sexuel.

Chacun de ces types de saignements peut avoir une cause différente et nécessiter une approche différente.

Principales causes des saignements vaginaux : qu’est-ce qui peut être à l’origine du problème ?

Un déséquilibre hormonal

Les troubles hormonaux constituent l’une des causes les plus fréquentes de perturbations de notre cycle. C’est le cas notamment du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), qui se caractérise par une ovulation irrégulière. Il en va de même lorsque l’hypophyse produit trop de prolactine (hyperprolactinémie). Même la thyroïde, lorsqu’elle fonctionne trop lentement (hypothyroïdie), peut perturber l’équilibre hormonal et affecter les règles. Et bien sûr, le stress – qu’il soit physique ou psychique – peut complètement dérégler notre axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.

N’oublie pas non plus que la contraception hormonale, bien qu’elle soit censée nous aider, peut provoquer des saignements irréguliers au début. Les hormones sexuelles – les œstrogènes et la progestérone – doivent être en équilibre. Toute carence ou tout excès peut entraîner des saignements irréguliers.

Modifications de la structure de l’utérus et du col de l’utérus

Parfois, le problème réside dans la structure même des organes génitaux. Les polypes, c’est-à-dire de petites excroissances sur la muqueuse utérine ou le col de l’utérus, en sont une cause assez fréquente. Les fibromes utérins – des tumeurs bénignes situées dans la paroi utérine – peuvent également entraîner des règles abondantes et prolongées, en particulier s’ils se développent sous la muqueuse.

L’adénomyose,